Élagabale
التعريفات والمعاني
== Français ==
=== Étymologie ===
Du latin Elagabalus (« Élagabale »), lui-même issu d’un théonyme sémitique (elah-gabal, « le dieu de la montagne » ou « le dieu montagne »).
(1608) Elagabale.
=== Nom propre ===
Élagabale \e.la.ɡa.bal\ masculin
(Divinité) Dieu solaire d’origine syrienne, vénéré à Émèse, dont le culte fut introduit à Rome au IIIe siècle.
Cette meſme annee l’Empereur Antonin venant à Rome, amena auec luy ſon Dieu Elagabale, duquel il auoit eſté Preſtre, […] — (Henri de Sponde, L’abrégé des annales ecclésiastiques, Paris, 1636, page 356 → lire en ligne)
ÉLAGABALE. ſ. m. Surnom que l’on donnoit au Soleil dans la ville d’Emeſſe, où il étoit honoré Elagabalus, Alagabalus. — (Dictionnaire de Trévoux, volume 2, Nancy, 1734, page 1067 → lire en ligne)
ELAGABALE, ſ. m. (Myt.) dieu qu’on adoroit à Emeſe, ville de la haute Syrie, ſous la figure d’un grand cone de pierre. — (Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, volume 5, 1751, page 440)
[...] Héliogabale, cet insensé dont la folie est d’une source plus mystérieuse qu’on ne l’a cru, cet homme qui était possédé du fanatisme de l’idolâtrie, ce jeune prêtre du dieu syrien Élagabale, qui n’était autre que le soleil, [...] — (A. F. Ozanam, Œuvres complètes, volume 1, Paris, 1862, page 329 → lire en ligne)
La pierre du dieu Élagabale à Émèse se montre dans une nudité complète sur une monnaie de l’usurpateur Sulpicius Antoninus ; [...] — (François Lenormant, « Les bétyles », dans Revue de l’histoire des religions, volume 3, Paris, 1881, page 44 → lire en ligne)
(Histoire) Surnom de Varius Avitus Bassianus, empereur romain de la dynastie des Sévères, né vers 204 probablement à Émèse et qui régna de 218 jusqu’à sa mort en 222. Il introduisit à Rome le culte du dieu solaire syrien Élagabale, dont il avait été grand prêtre.
Ce qui me confirme encore que ce centenionalis nummus, ne pouuoit eſtre d’or du poids et prix ſuſdit, mais pluſtoſt le dernier miliareſion, eſt, parce qu’incõtinant apres la mort d’Elagabale, les groſſes pieces d’or qu’auoit fait faire cet Empereur furent toutes deſcriées, & que par la ſuſdite loy le centenionalis nummus a cours. — (Louis Savot, Discours sur les medalles antiques, Paris, 1627, pages 238–239 → lire en ligne)
Nous avons pluſieurs Médailles, ſur les revers deſquelles ce Temple eſt repreſenté avec un frontiſpice tantôt à deux colomnes, à quatre, à ſix et même juſques à huit, aux têtes des Empereurs Domitien, Adrien, Antonin Pie, M. Aurele, Lucius Verus, Septime Severe, Caracalla, Macrin, Elagabale, Alexandre Severe, Maximin. — (Joseph Pitton de Tournefort, Relation d’un voyage du Levant, 1717, page 518)
Au milieu de tant de règnes exécrables, celui d’Élagabale se distingue par quelque chose de particulier. — (François-René de Chateaubriand, Œuvres complètes, 1837, page 289 → lire en ligne)
Il avait été pâtre d’abord dans ses montagnes, puis soldat sous Septime Sévère, puis centurion sous Caracalla, puis tribun sous Élagabale, puis, enfin, empereur après Alexandre. — (Alexandre Dumas, Isaac Laquedem, Paris, 1853, page 183:)
HÉLIOGABALE ou ÉLAGABALE, empereur romain, né vers l’an 204 de notre ère, […] — (Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, volume 9, 1873, page 152 → lire en ligne)
HÉLIOGABALE ou élagabale, Varius Avitus Bassianus Heliogabalus, empereur romain, [...] fut dès son enfance grand prêtre d’Élagabale, dieu du soleil à Émèse en Syrie, [...] — (M.-N. Bouillet, A. Chassang, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, Paris, 1878, page 849)
Mais justement alors, la fortune lui redevenait plus favorable, peut-être par suite de l’influence nouvelle d’Alexandre Sévère adopté en 221 par Élagabale, et de sa mère, Mammæa. — (Alfred Croiset, Maurice Croiset, Histoire de la littérature grecque, volume 5, Paris, 1899, page 809)
==== Variantes ====
Élagabal, Élagable (rare, désuet)
Note :
La graphie Élagabale est plus anciennement attestée que Élagabal et également plus conforme aux règles traditionnelles de francisation du latin.
En effet, la terminaison latine -alus devient généralement -ale en français ; voir, par exemple, opale (emprunt au latin opalus), Vandale (emprunt au latin Vandalus), Sardanapale (emprunt au latin Sardanapalus).
Par contraste, le français -al correspond le plus souvent au suffixe latin -alis.
==== Synonymes ====
Héliogabale
==== Traductions ====
=== Prononciation ===
→ Prononciation audio manquante. (Ajouter un fichier ou en enregistrer un avec Lingua Libre )
=== Références ===
==== Sources ====
==== Bibliographie ====
Sources concernant la divinité
« ÉLAGABALE », Dictionnaire de Trévoux, vol. 2, Nancy, 1734
« ELAGABALE », Encyclopédie, 1751
Sources concernant l’empereur romain
« Élagabale [sous « ÉLAGABALE »] », Dictionnaire de Trévoux, vol. 2, Nancy, 1734
Pierre Larousse, « HÉLIOGABALE ou ÉLAGABALE », Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, vol. 9, 1873
M.-N. Bouillet, A. Chassang, « HÉLIOGABALE ou élagabale », Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, Paris, 1878